
Lomé est nerveuse. A quelques jours des manifestations prévues pour les 26, 27 et 28 juin, une forte présence des forces de sécurité est notée dans la capitale ce 23 juin. Des organisations politiques de l’opposition avaient elles aussi appelé à une désobéissance civile ce même jour.
C’est une réponse musclée affichée face aux divers appels à manifestations lancées pour contester le pouvoir en place. Dans plusieurs endroits de Lomé, un important dispositif sécuritaire est déployé, traduisant le climat de tension dans le pays.
Dans la continuité des manifestations organisées dans la nuit du 5 au 6 juin 2025 pour dénoncer la situation socio-politique et économique du pays, de nouvelles manifestations sont annoncées les 26, 27 et 28 juin prochains. Même après la libération de l’artiste engagé Aamron le samedi 21 juin dernier, la tension reste palpable. Une frange de la population se dit prête à protester contre les dirigeants du pays dans trois jours.
En réponse à cette volonté annoncée sur les réseaux sociaux, un nombre important de corps habillés sont déployés dans les rues, les rond-points et des quartiers de Lomé. Bien avant cette forte présence des hommes en tenues dans la capitale, un communiqué au ton ferme en date du 19 juin 2025, rappelait les règles, conditions et modalités qui encadrent les manifestations au Togo.
Dans le texte signé du gouvernement, « Il (Gouvernement) réaffirme sa détermination à agir sans faiblesse et avec la plus grande fermeté face à toute tentative de réunions et ou manifestations illégales ou irrégulières qui s’inscrivent dans une volonté d’instaurer le désordre, l’anarchie ou s’inscrivent manifestement dans des visées subversives et insurrectionnelles », met en garde le communiqué.
Pour rappel, le Togo est sans gouvernement depuis le 3 mai, date à laquelle le président du Conseil et le président de la République ont été élus, basculant le pays dans un régime parlementaire.















