Par une note officielle référencée n°25-00376/MINARM/SGA/DRH/25 du 5 juillet 2025, Faure Gnassingbé a ordonné la radiation de 559 militaires pour désertion. Bien que la décision couvre une période de trois ans, cette radiation concentre un nombre record de désertions enregistrées ces dernières années au Togo.

C’est une décision sans précédent dans l’histoire du Togo. Elle a été prise sur proposition du chef d’état-major général des forces armées togolaises (FAT). Elle concerne les militaires issus de plusieurs unités de la FAT ayant déserté ou démissionné durant la période de 2023 à 2025.

La mesure, entrée en vigueur depuis le 1er mai 2025, est actée officiellement par décision en date du 25 juin. En vertu de la loi n°2007-010 du 1er mars 2007 et du décret n°91-208 du 6 septembre 1991, le ministre de l’armée décide : « article 1er : Les militaires ci-dessous désignés, déclarés déserteurs, sont réformés et radiés de contrôles des forces armées togolaises pour compter du 1er mai 2025 », a précisé la note avant de mentionner le nom, prénoms, grade, N°Mle, unité et la date de désertion des militaires concernés.

Cette vague de radiation s’inscrit également dans une dynamique de réforme du système militaire pour plus de discipline et d’efficacité opérationnelle.

Radiation record en 2025

Si l’on note que, sur la période 2023 à 2025, c’est en 2024 que le plus grand nombre de militaires ont déserté, il faut aussi souligner que la radiation prononcée en 2025 constitue un record. Le Togo n’avait jamais radié autant de militaires auparavant.

La radiation récente remonte à 2021, où 344 militaires et gendarmes ont été radiés des rangs de l’Armée pour désertion. La décision avait été signée par un arrêté en date du 22 janvier 2021 de l’ancienne ministre des Armées, Marguerite Gnakade.

Plus loin encore, en janvier 2020, le nombre de militaires radiés était minime. L’ancien ministre de la Sécurité, Yark Damehame avait annoncé 225 agents de la police et de la gendarmerie sanctionnés. Parmi eux, 5 radiés, 216 agents dont 79 policiers et 137 gendarmes sanctionnés pour un mois d’arrêt de rigueur pour « indiscipline, inconscience professionnelle, négligence, abandon de poste, vol, racket, cupidité et indélicatesse ».

Cette radiation massive, qui survient dans un contexte socio-politique et économique tendu, interroge sur les raisons profondes d’une telle vague de désertions au sein de l’armée togolaise.

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