Vincent Pitché, Coordonnateur CNLS/IST
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Pr. Vincent PITCHE – Coordonnateur nat. CNLS

Le Togo va célébrer ce 1er décembre 2014, la Journée Mondiale du Sida sous le thème : « zéro discrimination, excluons le VIH, pas les PVVIH ». C’est la région centrale qui concentrera cette année l’attention des acteurs engagés dans la lutte contre cette pandémie au Togo. Le message de cette année portera davantage sur la non-discrimination.

Le thème de la journée mondiale du Sida (JMS) 2014 retenu par le Togo, traduit l’engagement du pays à lutter contre la discrimination et la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Une stigmatisation particulièrement accentuée dans le domaine religieux, le cercle familiale et le domaine de la santé, selon les organisations de la société civile.

Le Conseil National de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST), avec ses partenaires, a annoncé ce jeudi à la Presse les activités de cette JMS-2014 qui se dérouleront essentiellement dans la région centrale ; avec Sokodé comme ville hôte. Elles seront une occasion de sensibiliser les populations sur les risques de contamination et promouvoir les comportements responsables. 600.000 préservatifs masculins et 60.000 féminins seront distribués.

« Zéro discrimination, excluons le VIH, pas les PVVIH », ce thème s’inscrit dans les objectifs 2011-2015 de l’ONUSIDA à savoir : zéro nouvelles infection à VIH, zéro décès liés au Sida. Le CNLS-IST travaille pour l’atteinte de cet objectif d’ici 2015. Dans la région centrale, ce message devra atteindre 50.000 personnes. La région bénéficiera dune campagne de dépistage du 30 novembre au 6 décembre où 3000 personnes sont visées.

Pour le professeur Vincent PITCHE, coordonnateur national du SP/CNLS-IST, « il faut déstigmatiser le port des préservatifs, diminuer les nouvelles infections qui touchent plus la jeunesse », une stigmatisation qui freine la prévention.

Au Togo, le taux de prévalence national, selon l’enquête nationale démographique de santé est de 2,5%. Lomé à elle seule compte 2,5% de cas, contre 3% pour la région maritime. 2,3% pour les plateaux ; 2,2 pour la région centrale ; Kara 1,8% et les Savanes 0,3%.

Les populations les plus vulnérables restent les femmes et les jeunes ; les homosexuels (hommes couchant avec les hommes notamment) et les travailleuses de sexe.

 

Photo : Prof V. PITCHE (au micro)

 

 

Carlos TOBIAS

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