La ville de Kara a servi de cadre à l’édition 2026 de la Journée nationale des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STIM), une initiative portée par le gouvernement togolais avec l’appui de UNICEF et de KOICA. L’événement s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan sectoriel de l’éducation (PSE 2020–2030), visant à renforcer l’enseignement des disciplines scientifiques.
Placée sous le thème de la promotion des sciences, la rencontre a rassemblé les 12 meilleurs clubs scientifiques des régions de Kara, Centrale et Savanes. Ces jeunes talents ont présenté des projets innovants répondant à des défis concrets de leurs communautés. « Les meilleurs projets se sont distingués par leur capacité à apporter des réponses simples, concrètes et adaptées aux défis actuels », a souligné le président du jury, Yirthakle-Assê Karka. Il a insisté sur l’importance d’innovations ancrées dans la réalité locale et facilement reproductibles.
Parmi les initiatives présentées, deux projets ont particulièrement retenu l’attention. Le club scientifique du CEG Bassar Ville a proposé une solution de transformation des déchets plastiques en sacs, combinée à des actions de reboisement. De son côté, le Lycée scientifique de Kara s’est illustré avec un distributeur automatique d’eau et de jus, démontrant l’ingéniosité technique des élèves.
Encadrés par leurs enseignants et soutenus par le ministère de l’Éducation nationale, dirigé par Mama OMOROU, les participants ont mis en avant le rôle de l’école comme véritable incubateur d’idées. « Ces projets répondent à des problématiques locales avec des approches accessibles et porteuses d’impact », a ajouté le président du jury.
Malgré la désignation de lauréats, le niveau global de la compétition a été salué. « Les autres projets n’ont pas démérité. Les écarts de notes sont assez faibles », a-t-il précisé, suggérant à l’avenir une évaluation par domaine pour mieux valoriser la diversité des innovations.
Du côté des élèves, la satisfaction est palpable. « Nous sommes fiers d’avoir montré que nous pouvons proposer des solutions utiles pour notre communauté. Cela nous encourage à aller plus loin dans les sciences », a confié une participante.
Au-delà de la compétition, cette journée illustre une ambition plus large : faire des sciences un levier de développement. Fruit d’un partenariat entre l’État togolais et UNICEF, l’initiative contribue à améliorer la qualité de l’éducation et à susciter des vocations scientifiques chez les jeunes.

















