Le Cadre national de concertation pour le changement (CNCC) a organisé samedi 9 mai son tout premier meeting politique à Akassimé, à Lomé. Cette première grande sortie publique de la nouvelle coalition de l’opposition togolaise intervient dans un contexte marqué par les débats autour de la Ve République, des réformes institutionnelles engagées par le pouvoir, de la vie chère et privations de liberté de manifestation.
La rencontre a réuni plusieurs responsables politiques, militants et sympathisants venus réaffirmer leur opposition à la nouvelle Constitution et appeler à une remobilisation citoyenne. A travers ce rassemblement, le CNCC entend afficher sa volonté de reconstruire un front commun de l’opposition après plusieurs années de divisions et d’essoufflement de la contestation politique.
Prenant la parole devant la foule, plusieurs leaders de la coalition ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « restriction des espaces démocratiques », d’« affaiblissement des institutions républicaines » et d’« arbitraire » dans la gestion du pays. Ils ont également insisté sur la nécessité pour les différentes forces politiques et citoyennes de dépasser leurs divergences afin de construire une dynamique commune.
« L’esprit de convergence est en marche », a déclaré le Pr David Dosseh, Président du Front Citoyen Togo Debout, estimant que « les forces de la résistance » doivent désormais « travailler ensemble » face aux défis politiques actuels.
Pour les organisateurs, ce meeting constitue un premier test de capacité de mobilisation populaire dans un contexte où les manifestations publiques ont été fortement limitées ces dernières années. La rencontre, autorisée par les autorités administratives, s’est déroulée dans le calme.
Le CNCC affirme vouloir poursuivre ses activités dans les prochaines semaines à travers des campagnes de sensibilisation, des concertations nationales et une mobilisation de la diaspora togolaise. La coalition entend notamment maintenir la pression contre la Ve République et réclamer davantage d’ouverture démocratique.
« Nous voulons un changement de gouvernance », a martelé le premier responsable de Togo Debout.
Le CNCC assure toutefois vouloir tirer les leçons des expériences passées afin de construire une opposition plus unie et plus structurée sur l’ensemble du territoire national.
Né de l’élargissement du Cadre de réflexion et d’action pour le changement (CRAC), le CNCC rassemble notamment l’Alliance nationale pour le changement (ANC), les Forces démocratiques pour la République (FDR), l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) ainsi que le Front citoyen Togo Debout.


















