Les organisations de la société civile togolaise s’insurgent contre la hausse des prix des produits pétrolier à la pompe. Après une déclaration le 17 janvier, au lendemain de la hausse des prix, ces organisations sont revenues à la charge mercredi, lors d’une conférence de presse à Lomé, pour demander au gouvernement de faire marche arrière.
Il y a de la « neige » en l’air. Des organisations de la Société Civile (OSC), syndicats et associations de consommateurs annoncent un bras de fer avec le gouvernement après la hausse des prix des produits pétroliers. Ces organisations ont décidé de partir en guerre contre la mesure qui, selon eux, ruine le pouvoir d’achat des togolais.
Selon les chiffres rendus publics lors de la conférence de presse tenue mercredi à Lomé, le pouvoir d’achat des Togolais a chuté de plus de 25% entre 2005 et 2012. Sur la même période, le prix des produits pétroliers n’a cessé de flamber, et ce, sans mesures d’accompagnement, déplorent les organisations.
A cette situation, s’ajoute une crise accentuée par les incendies des marchés. C’est pourquoi, les associations et syndicats demandent au gouvernement de revenir sur la décision d’augmentation du carburant mise en vigueur depuis le 16 janvier 2014.
Elles demandent aussi l’ouverture d’un dialogue sur le sujet et appellent les députés à interpeller le gouvernement. Cette semaine, sur une chaine privée, un émissaire du gouvernement affirmait qu’il y avait de concertation, même si elle n’était pas aussi ouverte. Une « coalition contre la vie chère » a été mise en place pour mener la « bataille ». Cette sortie médiatique sanctionnait une journée de réflexion tenue par les associations de la société civile, les syndicats et les associations des consommateurs à Lomé.
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