Klassou Sélom, premier Ministre du Togo
Klassou Sélom, premier Ministre du Togo

L’actualité politique togolaise est plus que tendue. L’opposition manifeste depuis le 19 août pour le retour à la constitution de 1992. Et pour cause, deux importantes dispositions y ont été toilettées en 2002. La limitation du mandat présidentiel et le mode de scrutin. Deux points qui crispent l’atmosphère politique togolaise.

C’est mardi, à la veille d’une énième manifestation de l’opposition que le gouvernement annonce le projet de loi portant modification des articles 52, 59, et 60 de la constitution du 14 octobre 1992. Des articles qui justement concernent la limitation du mandat présidentiel et du mode de scrutin présidentiel.  Si le gouvernement annonce vouloir « préserver le climat de paix et de sécurité », aucune précision n’est pour l’instant donnée sur le contenu du projet  de révision constitutionnelle.

La constitution de 92 dispose que le mandat présidentiel est de cinq ans renouvelable une fois. Et le mode de scrutin à deux tours. La révision que propose le gouvernement remettra-t-il ces dispositions en l’état ? La loi qui devra arriver au gouvernement devra permettre de lire les grandes lignes.

Ce que refusait l’opposition

Le gouvernement s’est déjà refoulé un projet de loi portant révision de la constitution. Ce que l’opposition avait qualifié de farce, puisque le gouvernement, le parti au pouvoir est majoritaire à l’assemblée nationale. L’opposition togolaise exigeait la rétroactivité de la loi constitutionnelle qui serait votée. Premier point de discorde avec le pouvoir. Sur le même sujet, le parti au pouvoir a avancée l’idée d’un mandat de sept ans renouvelable une fois. Refus de l’opposition.

Le mode d’élection présidentiel à un tour proposé par le pouvoir qui avançait des raisons de coût a été aussi longtemps boudé par l’opposition togolaise. Le texte que devra proposer le gouvernement devrait revenir au scrutin à deux tours comme dans la constitution de 92. Pour l’opposition togolaise, il faut en finir avec la présidence à vie au Togo. Faure Gnassingbé succède à son père mort au pouvoir après 38 ans de règne sans partage. Lui-même est à son troisième mandat dans un contexte où la limitation de mandat a été sautée dans l’actuelle constitution.

 

Carlos Tobias

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