Les environnementalistes devront suivre de près cette volonté annoncée. Même si aucune échéance n’est fixée, le Togo veut porter sa couverture forestière de 24,24% à 30%. Il s’est alors doté d’un plan d’investissement forestier et de développement durable.

Pour une facture totale de 60 milliards de francs cfa, le Togo devra étendre l’espace reboisé à 30% les années à venir. 2016, les espaces couverts (reboisement de l’Etat, des communautés, des écoles etc…) sont estimés à 53.000 hectares dont 20.000 pour les pouvoirs publics.

Dans le plan national d’investissement forestier et de développement durable (PNIF), il est prévu la gestion des aires protégées, la gestion des écosystèmes forestiers, la sensibilisation ainsi que la mobilisation des ressources. En réalité, le PNIF togolais s’aligne sur la vision régionale de la Cedeao à travers le programme de convergence des écosystèmes forestiers.

Que ce soit celui du Togo ou de la communauté ouest-africaine, la préservation des forêts et le reboisement ont des portées au-delà de la préservation de l’environnement. Pour le Togo, il s’agit aussi de construire de réels projets communautaires autour de l’enjeu de la protection des ressources naturelles.

Au ministère de l’environnement, les données révèlent un taux de reboisement en hausse. De 1000 hectares dans les années 1980, il est estimé au double, 2000 hectares depuis 2010.

L’objectif des 30% de couverture forestière implique aussi la réhabilitation de 1,4 millions d’hectares déboisés. Les prévisions de 2020, c’était la restauration de 35 hectares de forêt, le reboisement de 10 mille autres ; 5000 ha d’agro-forêts et 20.000 ha de forêts enrichies.

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