Le gouvernement a levé le couvre-feu ce mardi 9 juin 2020. A l’annonce de la mesure, d’autres questions sont restées sans réponses. 24h après, l’exécutif apporte les précisions sur ce qui peut être considéré comme le nouveau mode d’emploi dans la lutte contre la propagation du virus.
Ce qui justifie toutes les actions à venir, c’est la propagation, aussi lente soit-elle de la pandémie. La barre des 500 cas passée, le gouvernement insiste sur la prise en charge des différents cas et notamment des voyageurs, les rapatriés notamment. « La levée des mesures de contraintes ne peuvent être bénéfiques que si les gestes barrières et les mesures d’hygiènes individuelles sont respectées », insiste le conseil scientifique.
La première mesure sur laquelle il faut insister, le port obligatoire des bavettes en public. Il est conseillé aux populations de se procurer les masques artisanaux dont les prix avaient déjà été harmonisés.
NOVISSI suspendu!
La circulation inter-régionale est désormais redevenue possible. Cependant, les transports en commun devront continuer par respecter les mesures prises pour un tant soit peu observer une distanciation entre les passagers. Autre conséquence, le programme NOVISSI va être suspendu « dès la levée des restrictions », renseigne notre source. Une mesure justifiée, selon elle, par le retour à la reprise normale des activités. D’ailleurs pour les marchés, le gouvernement a opté pour la réduction de 50% des droits de place que devraient payer les commerçants.
Cependant le pays est toujours en état d’urgence sanitaire. Ce qui implique la continuité de l’interdiction de rassemblement de plus de 15 personnes. Les frontières restent fermées, de même que les boîtes de nuit etc…
Des concertations en cours
Attentifs aux appels et observations des populations, la réouverture des écoles, des églises et autres est en cours de préparation. De sources concordantes, des discussions sont en cours avec chaque secteur afin de procéder au retour à la normale dans ces secteurs avec les plus grandes mesures de protection des populations.
Enfin, le pays s’apprête à rapatrier une autre vague de togolais bloqués à l’extérieur. Sur ce point, un protocole est établi pour veiller à la sécurité de ces personnes et au contrôle de leur état. Toute personne rapatriée est soumise à un confinement de 21 jours avec un suivi médical nécessaire. Et contrairement à ce qui a été fait jusqu’ici, l’Etat ne prend plus en charge leur séjour dans les hôtels réquisitionnés à cet effet.

















