La justice togolaise inspire-t-elle confiance ? Pas totalement ! C’est le constat qui a amené au lancement du programme de sa modernisation. En complément, le programme d’appui au secteur de la justice (PASJ) ambitionne de contribuer à la consolidation de l’Etat de droit au Togo. 5,3 milliards y sont investis. Mais pour quel résultat ?
Le programme d’appui au secteur de la justice (PASJ) lancé en 2014 devra s’achever en cette année. Ce programme né de la nécessité de consolider l’Etat de droit au Togo et de la modernisation de la justice devrait permettre de redonner confiance aux justiciables. Pour la justice, c’est une occasion de disposer plus de moyen pour assumer son rôle.
Les 5,3 milliards de francs CFA investis aident, selon le ministère en charge de la justice, à renforcer l’accès des justiciables à la justice, la performance et la qualité de la justice. Au terme du PASJ, la justice togolaise devra se débarrasser des maux qui la mine comme la corruption, l’enrichissement illicite etc…
A l’heure où l’actualité togolaise questionne davantage l’indépendance du 3è pouvoir, il convient de rappeler que la volonté exprimée des responsables du secteur judiciaire est de « rendre la justice plus crédible aux yeux des citoyens et faire d’elle un outil de promotion du monde des affaires », soutient-on au ministère de la justice. Ceci passe par « les réformes entreprises visant un seul objectif, celui de mettre fin aux difficultés d’accès au système de justice, à son manque d’efficacité dans le traitement des dossiers, aux problèmes de corruption qui minent le secteur… ». C’est en cela que le programme de modernisation de la justice a été initié.
Les points clés du PASJ
Ce programme a pour but spécifique « de mieux impacter le vécu des détenus dans les centres pénitentiaires, le programme a structuré ses axes d’intervention en trois volets », confie le ministère de la justice. Il s’agit de : « l’assainissement des prisons, l’amélioration de la situation médicale et alimentaire des détenus, leur réinsertion sociale et économique ».
De leur côté, les populations devront être amenées à mieux connaître les fonctionnements du secteur judiciaire. La justice juvénile, la situation carcérale, le contrôle du travail des magistrats devront être renforcés.
Les premiers changements sont attendus d’ici cinq ans. D’abord, une meilleure administration du secteur, la finalisation des réformes clés, l’augmentation des ressources nécessaires aux institutions en charge de l’administration judiciaire. La modernisation, ce sera aussi la poursuite des projets d’infrastructures ; pour l’amélioration des conditions de travail des acteurs de la justice : greffiers, secrétaires des cours et tribunaux etc…


















