Le Haut Commissariat des Nation Unies pour les Réfugiés UNHCR a organisé une rencontre de sensibilisation des journalistes sur la question de « l’apatride », jeudi 22 mai 2014 à son siège à Lomé. La question touche des millions de personnes dans le monde.
Mettre les journalistes au parfum de la situation de l’apatridie dans la région de l’Afrique de l’Ouest; fournir des exemples de situations nationales spécifiques; mettre en exergue les causes de l’apatridie et les solutions à cette question; mettre l’accent sur la sécurité et les conséquences sociales des situations d’apatridie non résolues; identifier les risques de l’apatridie au Togo et améliorer les connaissances des journalistes sur le droit à une nationalité, voilà entre autres les raison qui ont motivées cette rencontre de sensibilisation des professionnels des médias.
Pour Emmanuelle Mitte, experte de l’UNHCR et animatrice de cette rencontre de sensibilisation, « Une personne apatride est une personne qui n’est considérée par aucun Etat comme son ressortissant, par application de sa législation » ; c’est alors une personne sans droit. Selon les statiques de 2014, le monde compte 12 millions d’apatrides, dont 700.000 sur le continent noir, continent sur lequel quelques 5 millions d’autres âmes seraient passibles de l’être d’ici la fin de cette année.
Cette rencontre a permis aussi aux journalistes de découvrir les innombrables conséquences qu’entraine l’apatridie non seulement pour l’individu qui vie cette situation mais aussi pour la société dans laquelle il vit.
Ainsi au plan individuel, ces conséquences sont entre, autres le manque d’identité, le manque de protection étatique, pas de droit, pas d’accès aux services, pas de droit d’entrer ou de sorti, etc. Pour un pays ou une société, l’apatridie entraine des risques de conflits, manque de développement, des instabilités et insécurité, etc.
Photo: Emmanuelle Mitte














