Le district sanitaire du Grand Lomé fait face à des cas multiples de dengue. Si cette maladie infectieuse progresse depuis le début de l’année 2026, l’épidémie a franchi un seuil alarmant au cours du deuxième trimestre, poussant les autorités sanitaires à décréter l’alerte. Face à l’urgence, une riposte d’envergure a été déployée pour soulager les populations. Elle est articulée autour d’un renforcement immédiat de la prise en charge médicale et d’une intensification des campagnes de sensibilisation aux mesures de prévention.
Renforcement de la surveillance et la gratuité des soins
La dengue connaissant un regain, la surveillance épidémiologique pour détecter les cas plus tôt est accrue. Les Autorités sanitaires ont su vite détecter des cas les plus suspects et les ont notifiés aux services compétents.
De même, le suivi épidémiologique est également renforcé. Les patients atteints bénéficient d’une prise en charge gratuite. C’est la mesure centrale : quiconque est diagnostiqué n’a rien à payer pour ses soins.
Le dispositif de l’État vise à réduire le délai entre l’apparition des symptômes et l’accès aux soins. Ceci pour sauver le plus de vies possible.
Une lutte conjointe avec le paludisme ?
Il faut savoir qu’il n’existe pas de campagne d’État exclusivement dédiée à la dengue avec un budget propre annoncé publiquement au Togo.
En revanche, le gouvernement a lancé sa 6ᵉ campagne nationale de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées.
Cette campagne cible officiellement le paludisme, mais profite indirectement à la lutte contre la dengue puisqu’elle vise le même vecteur (moustiques).
Une campagne qui vient à point nommé vu cette période actuelle de pluies et d’inondations que traverse la capitale.
Les zones inondées et marécageuses constituent un terreau fertile pour la prolifération des moustiques vecteurs de ce mal.
Des symptômes identiques mais deux maladies différentes
Une fatigue intense, une forte fièvre, des maux de tête, des vomissements ; en voilà quelques-unes des manifestations de la dengue. Une personne ayant ces symptômes pourrait croire qu’elle est atteinte du paludisme.
La bonne marche à suivre est de se rendre dans un centre de santé le plus proche pour avoir un vrai diagnostic avec un traitement beaucoup plus adapté.


















