Destinés à sauver des vies, les produits sanguins feraient l’objet de trafic illicite et de spéculation dans certaines structures sanitaires et par des agents qualifiés de véreux. Le triste constat est fait par le ministère chargé de la santé et de l’hygiène publique.
La sortie du professeur Tchin Darre, ministre de la santé et de l’hygiène publique intervient après une lettre qui lui aurait été adressée par L’Observatoire pour la promotion de la santé en Afrique (OPS-Afrique). Ce courrier, relaté par nos confrères de Togoscoop, relatait des faits graves de trafic qui se seraient produits dans un hôpital de Datcha (km de Lomé).
Selon le courrier, des agents dudit centre hospitalier ont vendu des poches de sang à un parent d’un enfant anémié au double du prix, tout en lui cachant l’information du lieu de la disponibilité des poches. L’histoire surréaliste telle que rapportée par l’Association ne devrait pas se dérouler dans un hôpital.
Dans sa sortie, le tout nouveau ministre de la santé hausse le ton et avertit les personnes se livrant à ces actes crapuleux et déshonorant pour le corps médical que la rigueur de la loi leur sera appliquée. Au Togo, « la distribution des stocks de produits sanguins se fait par le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) en direction des banques de sang des formations sanitaires qui, à leur tour, procèdent à la distribution nominative aux malades hospitalisés dans ces formations sanitaires », rappelle le professeur Darre.
La vérité des prix des produits sanguins
Par la même occasion, il rappelle les prix fixés pour les produits sanguins. « Le Concentré de Globules Rouges, poche adulte (250 ml) à 6 000 FCFA ; le Concentré de Globules Rouges, poche enfant (125 ml) à 3 500 FCFA; le Plasma Frais Congelé (200 ml) à 2 000 FCFA ; le Concentré Standard de Plaquettes (5 unités) à 10 000 FCFA», indique le communiqué du ministre.
Malheureusement l’hôpital est lui-même malade des inconduites de certains de ces praticiens. Ces derniers n’hésitent pas à se sucrer sur le dos des patients, oubliant leur serment d’Hippocrate.
Les patients, en position de vulnérabilité, font souvent l’objet d’abus. C’est un secret de polichinelle. Deux remèdes doivent être apportés à ce mal. La dénonciation des victimes pour révéler ses pratiques. Laquelle doit être suivie d’une réponse rigoureuse en mettant les coupables devant leurs responsabilités. Mais avant, le pouvoir public doit lui-même faire l’effort de rendre plus viable les milieux hospitaliers, en garantissant aux patients les conditions nécessaires qui limitent les risques de dérapages du personnel soignant.




















