Le président béninois, Patrice Talon a regretté que la question du 3è mandat soit encore dans le débat politique de son pays. Pour lui, cette question est réglée par la constitution depuis 2019. La constitution béninoise est sans ambigüité sur le sujet : au Bénin aucun président de ne peut faire plus de deux mandats dans sa vie.
En 2026, Patrice Talon va boucler son deuxième mandat. Le président de la République béninoise n’entend donc pas en briguer un troisième. S’il a été obligé de le redire, c’est parce qu’au Bénin, un adepte du Fâ a cru recevoir un message des divinités pour le maintien du président actuel au pouvoir. Ce dernier n’entend pas céder aux chants des flatteurs.
Selon le porte-parole du gouvernement béninois devant la presse locale : « le chef de l’Etat ne fait pas attention à ces propos » et ajoute que le Fâ n’a pas une dimension institutionnelle. « Ce que le président retient, c’est ce que les lois électorales ont prévu », a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji cité par la presse béninoise.
« Le Bénin avance et nous avons envie de grandir, d’être les meilleurs dans tout ce que nous faisons. C’est cela l’engagement du Président Talon, sortir par la grande porte », a tenté de rassurer le porte-parole du gouvernement béninois.
Un antécédent avec Patrice Talon ?
Patrice Talon lui-même regrette que la question continue de créer de la polémique. Il y a un an, en janvier 2024, le président béninois a rassuré pour une énième fois les béninois, devant l’Assemblée nationale qu’il ne briguera pas un troisième mandat. A l’époque, le président béninois a fustigé les changements et tripatouillages de constitution dans la sous-région et en Afrique. « La question du 3è mandat a tellement traumatisé les peuples africains que désormais on soupçonne tout le monde qu’à la fin du 2è mandat on cherche les moyens pour contourner les dispositions constitutionnelles », avait déclaré Patrice Talon.
La réponse de son gouvernement suite à la polémique de l’adepte de Fâ qui alimente l’actualité du pays va dans le même sens. Même si la constitution béninoise de 2020 précise « qu’aucun vivant ne peut faire plus de deux mandats », selon les mots utilisés par Patrice Talon à l’époque, des Béninois préfèrent attendre la fin de son 2è mandat pour en avoir le cœur net. Patrice Talon qui, parfait de traumatisme, pourrait les comprendre. Parmi eux, il y a ceux qui accusent Patrice Talon d’avoir promis de ne faire qu’un seul mandat, une promesse que la Cour constitutionnelle du pays n’avait pas validée. D’ici là, il devra continuer à rester lucide.
















