Marguerite Gnakadé
Marguerite Gnakadé

Depuis la matinée du mercredi  17 septembre 2025, l’ancienne ministre des Armées, Marguerite Gnakadé, a été interpellée par la police judiciaire et conduite à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Contactée par la rédaction de Full-News ce samedi 20 septembre, Me Noëllie Gaglo a indiqué les chefs d’accusation retenus contre sa cliente, tout en affirmant ignorer son lieu de détention.

Placée en garde à vue à la DCPJ depuis ce mercredi après son interpellation par la Police judiciaire, Marguerite Gnakadé est placée sous mandat de dépôt par le doyen des juges d’instruction, selon son avocate, Me Noëllie Gaglo. De plus, quatre chefs d’accusation sont portés contre l’ex-ministre des Armées.

Marguerite Gnakadé est inculpée entre autres, selon son avocate, pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État » et de « publication, diffusion de fausses informations nouvelles de nature à ébranler le moral ou la discipline des armées ». Il lui est également reproché des faits « d’entrave au bon fonctionnement d’une procédure judiciaire par soustraction de preuves », ainsi que « de troubles à l’ordre public ».

Interrogée par Full-News sur le lieu de détention de sa cliente, l’avocate Noëllie Gaglo a déclaré : « À ce jour, nous ignorons son lieu de détention malgré nos multiples demandes ».

Rupture…

Ministre des Armées du Togo de 2020 à 2022, Marguerite Essossimna Gnakadé était en rupture ces derniers temps par ses prises de position critiques contre le pouvoir en place. À travers plusieurs publications sur ses réseaux sociaux, notamment Facebook, elle appelait à la reconstruction du Togo et à la démission du Président du Conseil Faure Gnassingbé. Toutefois, ce n’est pas la première fois que des voix critiques du pouvoir ont appelé à la démission de Faure Gnassingbé.

L’ancienne ministre des Armées a, par ailleurs, apporté ouvertement son soutien à la marche pacifique du 30 août dernier initiée par le mouvement du 6 juin (M66) composé d’artistes et d’activistes de la diaspora togolaise. Une marche pour laquelle elle s’était mobilisée avant d’être empêchée dans ses mouvements par les forces de sécurité.

Pour rappel, deux jours après l’arrestation de Gnakadé, le rappeur Aamron a également été appréhendé par la police judiciaire, mais il est libéré le même jour et placé sous contrôle judiciaire. Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite sur cette affaire.

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