Tsévié
Une déviation à la hauteur du stade de Tsévié

A quelque heures du démarrage annoncé des travaux de construction du ponceau à la sortie nord de la ville de Tsévié à PK 1+400 sur la Nationale N° 4 (RN4), ce 14 février, full-news s’est rendu sur l’axe Tsévié-Tabligbo. Une visite aux premières heures de la journée, pour constater l’état de la route et recueillir les attentes des riverains. Premier constat, la déviation annoncée a été ouverte à la circulation, avec des signalisations bien visibles le long de l’axe. Sur le terrain, les habitants s’impatientent, et sont partagés entre espoir et interrogations.

Des traces d’inondations encore visibles

Sur l’axe concerné par les travaux, le quartier Djidjolé, situé au nord-est de Tsévié, a été l’un des plus touchés par les inondations de 2024. Des murs encore marqués par la montée des eaux, des clôtures effondrées… Les stigmates de la catastrophe restent visibles. Sur les murs des maisons, l’eau avait atteint jusqu’à un mètre de hauteur. Certains habitants ont dû abandonner leurs domiciles, d’autres tentent encore de se remettre des dégâts.

« Nous avons vécu une véritable épreuve. Je me souviens de ce jour comme si c’était hier », confie kodjo, le regard encore marqué par l’émotion.

Le projet de construction du ponceau est donc attendu avec impatience. Il permettra l’évacuation des eaux de pluie et éviter que le quartier ne revive une telle catastrophe, veulent croire les riverains.

En prévision des travaux, une route de déviation a été aménagée avant le quartier Djidjolé, traversant le quartier Lom-Nava, passant par le cimetière Lagbadja, puis longeant la Maison des Jeunes et des Femmes avant de rejoindre la voie menant au château d’eau de Tsévié sur la nationale N° 1.

Des attentes exprimées

Tsévié
Déviation au niveau du CEG LOM-NAVA à Tsévié

Si la route de déviation est praticable, elle est en terre rouge, soulevant une quantité importante de poussière à chaque passage de véhicule. Une commerçante située à proximité témoigne : « la route était déjà empruntée, mais depuis qu’elle est devenue une déviation, la circulation est plus dense et la poussière nous envahit. On espère que les autorités penseront à arroser régulièrement la voie pour limiter l’impact.» Ametitovi, résident de Djidjolé depuis 23 ans, est sceptique quant à l’efficacité de l’impact des travaux face à l’inondation du milieu. Pour lui, « même si un ponceau est construit, l’eau devra être canalisée vers un point de sortie plus grand, comme la rivière Lili située à peu près 3,5 km d’ici.» « Si une nouvelle inondation survient et qu’il n’y a pas un bon système de drainage, le problème va juste se déplacer vers d’autres quartiers situés en aval », prévient-il.

D’autres, comme Mawouli Gogo (dit le meilleur soudeur du quartier), restent optimistes. Ayant vu les autorités acheminer du sable et du gravier dès janvier, il pense que la construction du ponceau sera une solution durable. « Je remercie le gouvernement pour cette initiative. Nous espérons juste que le projet ira à son terme et qu’on ne revivra plus de telles inondations.»

En attendant le lancement effectif des travaux, les habitants du quartier Djidjolé de Tsévié oscillent entre espoir et incertitude, scrutant chaque jour la Route National N°4 dans l’attente des premiers coups de pioche.

Tsévié
Le démarrage des travaux constaté par les riverains, samedi 15 février

Selon le ministère des travaux publics, les travaux de réhabilitation entrent dans le cadre du programme annuel d’entretien routier « destiné à améliorer les infrastructures et la fluidité du trafic.»  Contactés ce 15 février, des riverains ont confirmé le démarrage des travaux.

Victoire Missihu, de retour de Tsévié

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