Des milliers de fidèles musulmans se sont rassemblés à la station d’Agbalépédogan ce vendredi 6 juin 2025, pour accomplir la grande prière marquant la fête de la Tabaski. Dans une ambiance de ferveur, les fidèles ont été invités à renforcer les liens de paix, de cohésion sociale et de solidarité.
La communauté musulmane du Togo a célèbré, ce vendredi 6 juin 2025, la fête de l’Aïd El Kébir ou la Tabaski (fête du mouton). À Lomé, plusieurs centaines de fidèles se sont réunis tôt ce matin à la station d’Agbalépédogan, lieu de prière du quartier, pour accomplir la grande prière collective.
Pour l’occasion, l’imam Alpha Abass a dirigé la grande prière de l’Aïd à Agbalépédogan. Pour l’imam, ce moment est un moment de reconnaissance à l’égard d’Allah, le Tout-Puissant. « Durant ces jours de fête, il faut dire merci à Allah, car il nous a gardés durant l’année 2024. Il faut aller rendre visite à ses parents, ses amis et ses proches. C’est un moment de partage », a lancé l’imam Alpha Abass.

Dans son sermon en ce jour spécial, l’imam a insisté sur la solidarité, l’amour et la cohésion sociale. Il a rappelé que la fête du sacrifice du mouton est pour le musulman le moment de cultiver davantage les vertus que prône Allah, afin d’espérer ses bienfaits.
« Nous, en tant qu’imams, notre rôle est de prier pour la paix et la solidarité dans son pays. Ça, c’est très important », a d’abord expliqué l’imam Alpha Abass avant de continuer. « Quelles que soient les circonstances, il faut prier pour qu’il y ait la paix dans notre pays. Il faut que les Togolais aussi à tout moment soient en paix. C’est comme ça que nous implorons Allah », a-t-il conclu.
Présent chaque année à la prière collective de la Tabaski, Aboubakar, fidèle musulman explique les raisons de sa présence constante. « Je viens chaque année pour remercier Allah. On se retrouve avec les amis, on prie ensemble », a-t-il confié.
Selon l’imam Alpha Abass, la fête de la Tabaski trouve son origine dans le récit du prophète Ibrahim, prêt à sacrifier son fils unique en obéissance à Dieu avant que celui-ci n’intervienne et de le remplacer par un mouton. Ce geste de l’ancêtre des musulmans est renouvelé chaque année par les fidèles en signe de foi et de soumission.

















