Togo FMI
Sani Yaya, Ministre de l'Economie et des Finances du Togo

Le ministre de l’Economie et des Finances a annoncé ce lundi l’arrêt des activités des multiples sociétés dites de placement, de marketing de réseau ou de trading au Togo. Selon le ministre Sani Yaya, aucune de ces structures n’ont reçu d’agrément pour exercer de telles activités.

Près d’une vingtaine de sociétés sont nommément citées et taxées d’illégales par le ministre de l’Economie et des Finances. Cette sortie de Sani Yaya devra siffler la fin du débat de ces dernières semaines sur le statut de ces opérateurs.

Il s’agit, comme le souligne le communiqué ministériel, de : Global Trade Corporation S.A.S, CACESIC-IF Togo Sarl, Prosperity Inestment Corporation (PIC) S.A, la Société de Négoce et de courtage en Banque (SNBC), leader Bureau Chymall-Sairun Groupe Togo, Alliance in Motion Global, chy Century heng hue, QNET, J-Global capital International S.A.U, TIENS, TIMEX Trading, Aladin groupe, Petronay Togon Black Empire, High Life International, Global Building Investment and Trade (GLOBIT), Global Investment Trading (LIYEPLIMAL).

‘’Escroquerie’’

Interpellé ces derniers jours sur les médias afin de se prononcer sur l’activité que mènent ces structures, le ministre de l’Economie et des Finances rappelle que « l’exercice de toute activité en lien avec l’appel public à l’épargne et les instruments financiers, est soumis à l’agrément obligatoire ou à l’autorisation préalable de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), du Conseil régional de l’Epargne publique et des Marchés financiers (CREPMF) de l’UEMOA ou du Ministère de l’Economie et des Finances ».

En conclusion, « ces structures exercent en toute illégalité et ne sont pas autorisées à collecter des fonds auprès du public contre des titres de capital ou de placement », précise le ministre Yaya. Dans sa sortie ce lundi, le MEF a appelé les populations à la vigilance et à la prudence face à ces cas « d’escroquerie grandissants ».

Selon le communiqué du ministre, les structures visées ont reçu des mises en demeure et sont appelées à cesser immédiatement leurs activités. Elles devront aussi rembourser sans délai les fonds collectés « sous peine de poursuite pénale ».

Au Togo, c’est la énième fois que l’Etat intervient dans ces genres de situation. L’on se souvient des cas REDEMARRE, Karus-Togo et autres.

Justin AMEDE