
L’ancien ministre de l’administration territoriale, Pascal Bodjona a été mis en liberté après 18 mois à la prison civile de Tsévié. Il est inculpé dans une affaire d’escroquerie internationale. Une affaire qui déferle la chronique.
Tout comme son incarcération, sa mise en liberté, le samedi 6 février 2015 a fait grand bruit dans le pays. L’ex-directeur de cabinet de la présidence de la République togolaise tombée en disgrâce et déposé à la prison civile de Tsévié depuis 18 mois, Pascal Bodjona est inculpé dans une affaire d’escroquerie internationale impliquant un autre togolais, Agba Bertin en fuite.
Une remise en liberté qui répond aux dispositions de l’article 113 du code pénal togolais selon lesquelles « en matière correctionnelle, lorsque le maximum de la peine prévue par la loi est inférieure à deux ans d’emprisonnement, l’inculpé domicilié au Togo ne peut être détenu plus de dix jours après sa première comparution devant le juge d’instruction s’il n’a pas déjà été condamné soit pour un crime, soit à un emprisonnement de plus de trois mois sans sursis pour délit de droit commun. La mise en liberté est également de droit lorsque la durée de la détention préventive atteint la moitié du maximum de la peine encourue et que l’inculpé est délinquant primaire. »
Mais pour d’autres observateurs, cette libération est le fruit d’une pression. Les avocats de Bodjona avaient de nouveau convoqué l’Etat togolais devant la cour de la CEDEAO.


















