CEDEAO, sénatoriales
Lomé, la capitale togolaise

La Commission électorale nationale Indépendante (CENI) a confirmé, mercredi 15 janvier,  la liste provisoire des candidatures retenues pour l’élection sénatoriale prévue le 15 février. Pendant ce temps, des partis de l’opposition et des acteurs de la société civile continuent de réclamer l’abandon du projet de la 5è République qui doit se concrétiser avec les élections sénatoriales.

La CENI avance dans l’organisation des élections sénatoriales devant aboutir à la mise en place des dernières institutions pour rendre effective la 5è République. Alors qu’elle confirme les candidats, une partie de l’opposition et de la société civile continuent de réclamer l’arrêt de ce processus. Selon ces derniers, le 20 février devrait marquer la fin du 4è mandat du président de la République Faure Gnassingbé.

Selon le professeur David Dosseh, porte-parole de la coalition, « le 20 février 2025 marquera la fin du quatrième mandat du président Faure Gnassingbé. Il est impératif d’organiser une élection présidentielle, conformément à la constitution  de la 4è République, pour permettre au peuple de choisir librement son futur président.» Il a souligné l’urgence d’une nouvelle perspective pour le pays.

Lors d’une conférence de presse, en marge des hommages rendus au feu président Sylvanus Olympio assassiné le 13 janvier 1963, les partis politiques de l’opposition et les organisations de la société civile contestataires ont appelé le président Faure Gnassingbé, le gouvernement et le parti au pouvoir « à la responsabilité, au sens de la République et au sens de la patrie.» Ils estiment « en ces temps de la lumière, une présidence à vie est intolérable… » ont-ils déclaré, appelant une alternance au sommet de l’État.

Au Togo, la nouvelle constitution de la cinquième République adoptée depuis le 25 mars 2024 prévoit un régime parlementaire. Cependant, le débat sur la limitation des mandats présidentiels et la gouvernance de Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, continue d’alimenter les tensions.

Les contestataires appellent les autorités togolaises à initier un dialogue inclusif avec les acteurs politiques. Pendant ce temps, le processus électoral se poursuit pour l’élection des sénateurs le 15 février.

 

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