Le groupement de femmes d’épargne et de crédit de Dzogladzè, dans la commune Kloto 1, a été sensibilisé, lundi 10 mars, sur l’importance de l’obtention de l’acte de naissance et de la nationalité pour leur émancipation et leur participation au développement de leur communauté.
Cette activité est à l’actif de l’ONG Appui aux initiatives locales (AIL) en collaboration avec l’association Développement piloté par la communauté (DPC). Elle s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la femme et vise à mener des actions de sensibilisation et de plaidoyer pour garantir l’accès de ces femmes aux documents d’identité particulièrement l’acte de naissance et de nationalité, afin de favoriser l’autonomisation de ces dernières et leur participation active au développement. Plus spécifiquement, il s’agit de promouvoir la participation active des femmes dans la société notamment à travers leur accès à la nationalité et à l’identité légale et aussi de renforcer les capacités de ces femmes dans la gestion de leurs droits administratifs.
Au cours de la rencontre un bref aperçu historique de la célébration de la journée internationale de femme ainsi que les thèmes internationaux et nationaux retenus pour la célébration de cette année ont été rappelés aux participantes. Elles ont été sensibilisées sur l’importance de disposer les documents d’identité. En outre, les participantes ont émis un plaidoyer. Les points de ce plaidoyer sont entre autres : amener les autorités à simplifier et alléger les démarches pour l’obtention du certificat de nationalité en réduisant les couts et en accélérant les délais de traitement ; d’organiser des audiences foraines annuelles dans les communautés pour permettre aux femmes d’obtenir leurs certificats de nationalité plus facilement ; de renforcer la sensibilisation et l’accompagnement des femmes dans ces procédures afin qu’aucune ne soit laissée de côté faute d’information. Le plaidoyer stipule aussi la mise en place des guichets spécifiques d’accompagnement pour les femmes vulnérables afin de faciliter leur démarches et de soutenir les jeunes filles en attente de leurs certificats de nationalité pour qu’aucune ne soit contrainte d’interrompre ses études faute de papiers d’identité.
La directrice exécutive de l’ONG AIL, Chakpla Essi Séna, a souligné qu’au Togo, malgré les efforts fournis par les autorités et les organisations de la société, l’un des principaux obstacles à l’émancipation des femmes demeure l’accès aux documents d’identités. Elle a souhaité que chaque femme et chaque fille possède une identité légale lui permettant d’exercer librement et pleinement ces droits et de contribuer au développement du pays. « Sans document, les femmes et les filles sont invisibles aux yeux de l’administration, exclues des opportunités et privées de leur pleine citoyenneté. Nous saluons les efforts déjà réalisés mais nous devons aller plus loin » a-t-elle dit. Mme Chakpla a également convié les femmes à se battre pour défendre sans relâche leurs droits mais également ceux des générations à venir.
Max Tinaka




















