Le 12 décembre 2017, démarraient sous la conduite du Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN), les opérations de prise en charge psycho-médicale et d’indemnisations des victimes vulnérables des violences à caractère politique au Togo. Après dix mois d’activité, l’institution a tenu ce mercredi, une conférence pour présenter le bilan de la première étape du volet indemnisation.

On se souvient qu’au titre de l’année budgétaire 2017, l’Etat avait alloué au HCRRUN un fond de deux milliards de FCFA. Ce point de presse a été donc l’occasion pour la présidente Awa Nana-Daboya, de répondre à une question : « Comment ces ressources financières ont-elles été utilisé et quels sont les résultats obtenus ? »
Selon le HCRRUN, l’enveloppe a servi à toucher lors des opérations 2510 victimes, soit un taux de réalisation de 101,41%. Un chiffre qui s’explique par le fait que sur un total de 7057 victimes recensées par la CVJR, l’institution s’était fixée comme objectif minimum de prendre en charge 2475 victimes pour cette première phase des indemnisations.
Eu égard aux résultats obtenus, les statistiques présentent aussi un taux de satisfecit au plan national de 96,87%. Désormais on connait la valeur des indemnisations qui se situent dans une fourchette symbolique qui va de 420.000FCFA minimum à 2.100.000FCFA maximum. On sait aussi que 1milliards 654 millions 800 mille FCFA ont été déboursé pour l’indemnisation tandis que les 345 millions 200mille FCFA restant ont servi au fonctionnement du processus.
Sur le plan médical, le HCRRUN en partenariat avec l’ONG Aimes-Afrique a pris en charge les patients dans plusieurs cas à savoir : la psychologie, la médecine interne, la chirurgie générale, l’ophtalmologie, la neurologie, la stomatologie, l’urologie, et la gynécologie.
Pour l’institution dirigée par Awa Nana-Daboya, « cette première phase a permis de mesurer le chemin déjà parcouru et de relever les manquements pour la suite des opérations. »
Tout en se préparant pour les étapes suivantes auquel l’exercice budgétaire de 2018 alloue un fond spécial de cinq milliards de FCFA, la présidente du HCRRUN a convié les victimes à se faire impérativement établir des cartes d’identité nationales afin de faciliter le processus à venir. Elle a aussi exprimé sa gratitude à tous les acteurs ayant œuvré pour la réussite de cette première phase de la mission assignée au HCRRUN ; et un clin d’œil particulier a été fait aux professionnels des médias pour leur accompagnement.
Clément Gado



















