Diomaye Diakhar Faye
Diomaye Diakhar Faye, dimanche 24 mars lors de son vote. Image @DiomayeFaye

Diomaye Diakhar Faye remporte la présidentielle du 24 mars au Sénégal. Très tôt au petit matin, les tendances lui donnaient une avance sur son principal challenger, le candidat de la coalition au pouvoir, Amadou Ba. Dans l’après-midi, ce dernier a reconnu sa défaite et félicité Diomaye Diakhar Faye pour sa victoire. Le dénouement heureux d’une longue crise politique durant laquelle la démocratie sénégalaise a été longuement éprouvée. 

Les Sénégalais ont opté pour le changement en votant dans leur majorité le candidat du PASTEF Bassirou Diaomaye Diakhar Faye. C’est l’épilogue de plusieurs mois de lutte politique pour préserver la démocratie sénégalaise qui a vacillé mais n’a donc pas chaviré. Et pour couronner cet élan démocratique qui s’est finalement imposé à tous les Sénégalais, Amadou Ba, candidat du parti au pouvoir a reconnu sa défaite, mettant ainsi terme à tout suspense.

Diaomaye Diakhar Faye désormais garant de la démocratie

Non seulement Amadou Ba, mais le désormais président sortant, Macky Sall a lui aussi reconnu la victoire de son adversaire politique. Lui qui  a tout tenté pour d’abord s’offrir un mandat de plus, puis à défaut, le prolonger. Mais c’était sans compter sur la majorité des Sénégalais vent debout pour faire échec à ses multiples stratagèmes.

Ce qui s’est joué au Sénégal à travers l’organisation de cette élection présidentielle, c’est la capacité d’un peuple à faire échec à la dictature d’une minorité qui a cru pouvoir embrigader le droit des Sénégalais à choisir leur dirigeant. C’est aussi la capacité d’honnêteté intellectuelle dont ont fait preuve des institutions qui ont su, au moment venu, se montrer au-dessus de la mêlée pour dire le droit. C’est enfin la capacité de se mobiliser derrière des leaders politiques pour s’assurer de participer au vote, mais surtout de sécuriser le verdict des urnes. Des conditions sine qua non pour faire triompher la démocratie que certains peuples n’ont malheureusement pas la chance de connaître pour l’instant.

En attendant, toutes les pseudos démocraties du continent peuvent se mirer dans  le succès sénégalais. 

Ben Souleyman