CAN 2025

Le Sénégal et le Maroc sanctionnés par la Confédération Africaine de Football (CAF). Le verdict est tombé, mercredi 28 janvier, suite aux incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. Après auditions des parties concernées, le jury disciplinaire de la CAF sanctionne les deux équipes finalistes par des suspensions et des amendes.

Selon un communiqué officiel de la CAF, le sélectionneur de l’équipe du Sénégal, Pape Thiaw écope d’une suspension de cinq matches officiels de la CAF et d’une amende de 100 000 dollars. Les attaquants Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr sont chacun suspendus pour deux matchs officiels de la CAF, pour comportement antisportif envers l’arbitre. La Fédération Sénégalaise de Football (FSF), se voit infliger trois amendes d’un montant total de 615 000 dollars pour comportement inapproprié de ses supporters, comportement antisportif de ses joueurs et de son encadrement technique et pour faute disciplinaire de l’équipe nationale.

Du côté marocain, le défenseur et capitaine de la sélection Achraf Hakimi, est sanctionné par une suspension pour deux (2) matchs officiels de la CAF, dont un avec sursis d’un (1) an pour comportement antisportif. Son coéquipier, le milieu de terrain Ismaël Saibari, écope d’une suspension de trois matchs officiels de la CAF et d’une amende de 100 000 dollars pour le même motif. La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) cumule 315 000 dollars d’amende pour comportement inapproprié des ramasseurs de balles, des joueurs de l’équipe nationale et de l’encadrement technique, et pour l’utilisation de lasers par leurs supporters.

Par ailleurs, la CAF a aussi « rejeté la réclamation introduite par la FRMF, relative à des violations alléguées par la FSF des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations » qui demanderait une défaite sur tapis vert de cette rencontre s’appuyant sur le retrait temporaire de l’équipe du Sénégal du terrain sur la base des articles précités.

L’arbitrage africain au cœur des débats

Ces sanctions devraient refermer la polémique née après la finale du 18 janvier dernier à Rabat marquée par des contestations. Néanmoins, elles replacent la question récurrente du niveau de l’arbitrage africain par rapport aux standards internationaux au centre du débat. Édition après édition, la CAN ravive l’interrogation sur la qualité de l’arbitrage africain. S’y ajoute l’impression persistante confirmée ou non d’un favoritisme envers les pays organisateurs. Ce constat devrait pousser l’instance faîtière du football africain à multiplier les initiatives pour professionnaliser l’arbitrage continental et renforcer l’image du football africain à l’échelle internationale. Toutefois, un mécanisme de recours transparent et équitable, des sanctions dissuasives, ainsi qu’un système d’appel crédible pourraient assainir la situation. Ces dispositifs permettraient d’éviter les polémiques et rendront légitimes les décisions arbitrales.

Au-delà des sanctions ponctuelles, c’est le niveau de l’arbitrage africain qui est à relever. Deux lectures s’imposent : engager des réformes ou continuer avec le risque de se retrouver face à des crises de ce genre qui peuvent nuire à l’image du football africain.

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