Fratel
g-d. Michel Y. Galley, DG Arcep Togo/ Cina Lawson, ministre de l’Economie numérique du Togo / Louis-Marc Sakala, DG Arpce Congo et Pdt du Comité de coordination 2024 / Laure de LA Raudiere, présidente Arcep France

L’Autorité de régulation des communications électroniques du Togo (Arcep) accueille le 21è séminaire du Réseau francophone de la régulation des télécommunications (Fratel). Le thème de ces assises porte sur « Economie de la donnée et paiement mobile : quels enjeux de régulation technico-économiques ? »

 

Pour les régulateurs présents à Lomé, il s’agit d’anticiper les nouveaux défis de la régulation du secteur fortement impacté par la donnée et, de réfléchir aux modèles de régulation des services de monnaie électronique mobile proposés aux consommateurs à travers les réseaux de télécommunication.

 

Avec une régulation basée sur la donnée depuis près de trois ans, l’Arcep Togo s’est honorée d’accueillir ce séminaire dont la problématique centrale traite de la régulation du secteur des télécommunications à l’ère de la donnée. Si le séminaire du Fratel est un rendez-vous d’échanges, de partage d’expériences et de réflexions, le Togo a donc matière à enrichir le débat autour des enjeux de la transformation du secteur ; de même que sur la problématique de l’interopérabilité des plateformes de paiement mobile.

 

C’est pourquoi, à l’ouverture de ce 21è séminaire du Fratel à Lomé, Michel Yaovi Galley, Directeur général de l’Arcep Togo a déclaré : « nous avons eu très tôt une seule profonde conviction et, depuis quelques années, nous avons manifesté notre foi en la puissance de la donnée pour révolutionner le métier de la régulation, afin d’assurer l’atteinte de nos objectifs.

 

C’est pourquoi notre approche de la régulation a été totalement bâti autour de la donnée, faisant d’elle notre cheval de bataille. » Le Directeur général de l’Arcep Togo a donc invité les participants à réfléchir sur « le fonctionnement du marché de la donnée, sa structuration, ses caractéristiques afin de connaître les acteurs, les manifestations de l’offre et de la demande. »

 

Le séminaire de Lomé est appelé à se plancher sur l’avenir des réseaux et de la régulation, et sur les enjeux relatifs au marché de la donnée et des services numériques, conformément au plan stratégie 2024 du Fratel. Trois tables rondes sont prévues pour aborder le sujet.

 

Le comité de coordination du Fratel 2024 présidé par le Congolais Louis-Marc Sakala, Directeur général de l’Autorité de régulation des postes et des communications électroniques (Arpce) annonce que ce rendez-vous va permettre de « cerner davantage les nouvelles questions de régulation des marchés numériques induites par la transformation du secteur. » Et d’ajouter, sur la problématique du paiement mobile qu’il s’agit: « de proposer des recommandations claires et de partager des retours d’expériences sur les modèles de collaboration institutionnelle de co-régulation pour faire éclore et rendre opérationnelle cette interopérabilité et accélérer l’inclusion socio-économique. »

FRATEL
Des participants à l’ouverture du séminaire 2024 du Fratel à Lomé

 

Les travaux du 21è séminaire du Fratel ont été officiellement ouverts par Cina Lawson, ministre de l’Economie numérique et de la transformation digitale du Togo. Elle a saisi l’occasion pour présenter aux participants les avantages que le pays a su tirer de l’utilisation des données pour la mise en place de politiques publiques d’inclusion. Mme Cina Lawson a notamment évoqué le programme Novissi qui a permis de venir en aide aux personnes vulnérables lors de la Covid 19, en démontrant comment ces dernières ont pu être identifiées grâce à la donnée et à l’Intelligence artificielle. De quoi lui permettre d’inviter les différentes délégations à donner le meilleur d’elles-mêmes pour des réflexions fructueuses pour le développement de l’économie de la donnée et pour plus d’inclusion financière grâce au paiement mobile sur le continent et dans tous les pays du réseau Fratel.

 

Pour ce séminaire du Fratel, près de 150 participants ont fait le déplacement de Lomé. Parmi eux, 83 régulateurs ; des cabinets d’avocats, des associations de consommateurs, des opérateurs de télécommunications… 

 

Carlos Tobias