ARCEP Togo
Michel Galley, entretenant ses hôtes dans la salle de supervision de l'ARCEP Togo

Le régulateur togolais des communications électroniques et des postes continue de partager son savoir-faire avec ses homologues de la sous-région. Du 24 au 27 mars, l’ARCEP Togo a reçu la visite du régulateur du Burkina Faso. Les hôtes de l’ARCEP Togo sont venus à Lomé pour s’inspirer de l’expérience togolaise dont les résultats impactent positivement le secteur.

Les rencontres d’échanges et de partage d’expériences avec les régulateurs de la sous-région se poursuivent à l’ARCEP Togo. Une délégation de l’ARCEP Burkina Faso, conduite par le président du Conseil de régulation, Dr Pasteur Poda, est venue s’imprégner de la stratégie de régulation mise en place par le régulateur togolais. Durant quatre jours, les deux régulateurs ont échangé sur les enjeux de la transformation digitale, la régulation par la donnée, le déploiement de solutions technologiques de pointe  et la démarche qualité dans la régulation.

Si l’ARCEP Burkina Faso a choisi de se rapprocher de l’ARCEP Togo, c’est grâce aux résultats enregistrés ces quatre dernières années au Togo dans le secteur des communications électroniques. L’amélioration continue de la qualité de service, la tendance baissière des coûts, le renforcement de la protection des droits des consommateurs ont conféré au régulateur togolais une expertise désormais sollicitée. « Nous avons découvert, à travers nos voyages dans des pays européens, que l’ARCEP Togo est un régulateur de référence en matière de gestion du problème de la qualité de service », a confié le président du Conseil de régulation de l’ARCEP Burkina, Dr Pasteur Poda. Les échanges ont donc permis à sa délégation de « découvrir les facteurs clés qui ont été déterminants dans le succès de la régulation au Togo, en matière de qualité de services, de tarification abordable pour les consommateurs.»

La puissance de la donnée

Pour le régulateur burkinabè, les réalités constatées au Togo démontrent la puissance de la donnée. « La régulation par la donnée est une réalité au Togo. C’est une réalité et un élément important qui justifie le succès de la régulation au Togo », a poursuivi le chef de la mission burkinabè à Lomé. Dr Pasteur Poda espère que l’expérience togolaise sera utile pour son institution appelée à relever les défis de l’abordabilité des services, « notamment les services voix et data » comme exprimés par les consommateurs au Burkina Faso.

Lors des travaux, l’ARCEP Togo a partagé avec son homologue burkinabè sa stratégie. Celle-ci part d’une vision claire pour le secteur, une vision déclinée en plan opérationnel et soutenue par des outils pertinents. Le régulateur burkinabè a eu l’occasion de mesurer l’impact des décisions prises sur la base de données irréfutables et qui permettent au régulateur togolais de s’imposer en tant qu’autorité de régulation du secteur. La qualité des ressources humaines a été aussi identifiée comme un atout du gendarme togolais des télécoms. « Nous sommes à un niveau où cette visite devrait nous permettre d’intégrer de nouveaux éléments dans les réformes en cours au Burkina », a confié le président du Conseil de la régulation burkinabè.

Convaincue de la stratégie togolaise, l’ARCEP Burkina compte s’en inspirer. Le régulateur burkinabè s’est montré motivé à poursuivre les échanges avec son homologue togolais et projette d’aller au-delà des résultats obtenus au Togo. Une motivation dont le régulateur togolais peut être fière, car elle permet de stimuler l’innovation dans la régulation des communications électroniques dans la sous-région. C’est objectif que poursuit l’ARCEP Togo, en partageant son expérience avec les institutions sœurs des autres pays. « Nous prendrons les mesures qui nous permettront de suivre l’exemple du Togo qui a permis d’avoir des résultats. C’est un chemin scientifique, avec une démarche scientifique que nous emprunterons, en s’adaptant à nos réalités », a rassuré Dr Pasteur Poda, président du Conseil de régulation du Burkina Faso.

Restés connectés

Dans ce même dynamisme, le président du Comité de direction de l’ARCEP Togo, Haringa Yaou Tcheyi, a exprimé le vœu de voir les deux pays signer très prochainement un accord de roaming gratuit et un accord bilatéral de coopération. Son homologue burkinabè a saisi l’occasion en insistant sur la collaboration entre les équipes opérationnelles des deux institutions. De son côté, le Directeur général de l’ARCEP Togo, Michel Yaovi Galley, a réitéré sa disponibilité ainsi que celle de ses équipes pour maintenir un cadre permanent de travail avec l’ARCEP Burkina, tout comme avec les autres institutions de régulation des autres pays, afin de promouvoir une pratique innovante et commune de la régulation.

Il faut signaler que l’ARCEP Togo était elle-même en visite de travail en Côte d’Ivoire auprès du régulateur ivoirien du 17 au 21 mars. Une visite effectuée quelques semaines seulement après le passage de l’ARTCI à Lomé et qui témoigne de la volonté de l’ARCEP de renforcer sa coopération avec les régulateurs du continent.

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