L’Association des Victimes de la Torture au Togo, (ASVITTO) a tenu, ce jeudi 13 mars 2014, son sit-in comme prévu à Lomé. Le but visé était d’exiger l’exécution de l’arrêt de la cour de justice de la CEDEAO pour l’indemnisation des victimes de tortures dans l’affaire de tentatives de coup d’Etat.
Tout le secteur était bouclé par les forces de l’ordre surtout que ASVITTO entendait tenir le sit-in devant le ministère de l’économie et des finances. Le sit-in a finalement eu lieu devant l’esplanade du palais des congrès de Lomé et a duré près de deux heures d’horloge.
C’est depuis le 3 juillet 2013 que la cour de justice de la CEDEAO a rendu son arrêt. Arrêt dans lequel il demandait à l’Etat togolais de dédommager les victimes de traitements cruels inhumains ou dégradants dans le dossier de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat.
Selon le président de l’ASVITTO, les avocats des victimes ont été rencontrés par le ministre des finances pour les informer de l’intention de délivrer les bordereaux du trésor public aux victimes pour qu’elles aillent chercher directement leurs indemnisations. Une proposition rejetée par les victimes qui ont exprimé ce jeudi, lors du sit-in, leur intention pour que les indemnisations soient virées sur le compte des avocats en leurs noms, comme cela se fait dans les procédures judiciaires.
Démarche réitérer par le président d’ASVITTO, le Commandant Olivier Amah avant d’ajouter : « heureusement que nous n’avons pas tous des comptes individuels sinon ce pouvoir va nous faire le coup des députés ANC ».
Au cours du sit-in, l’ASVITTO a également exigé la libération des sept (7) autres détenus dans le dossier de tentative d’atteinte contre la sureté intérieure de l’état dont Kpatcha Gnassingbé, la prise en charge sanitaire et l’ouverture des enquêtes sur les autres allégations de tortures pour toutes les autres victimes.
L’association dirigée par le Commandant Olivier Amah entend tenir de nouvelles manifestations si leurs revendications ne sont pas prises en compte.















