Avec l’engagement pris pour le développement du Togo, il ne devrait pas y avoir de laisser pour compte. Tous les togolais sont appelés à l’effort du développement. Mais pour cela, il faut des préalables comme la santé.
Il existe environ 110 mille personne vivant avec le VIH au Togo. Des bras valides dont le pays a besoin dans son élan de développement. Pour compter avec eux, le pays se bat pour leur accorder un soin de santé de qualité.
Cet engagement se traduit par les actions vers l’objectif des trois 90 ! 90% de PVVIH devront connaître leur statut. Ensuite, 90% devront accéder aux ARV et enfin, 90% devront voir leur charge virale non-détectable.
En ce qui concerne le Togo, les campagnes de prises en charge menées ont permis d’atteindre 73% de personnes connaissant leur statut ; 81 accédant aux ARV. Fin 2018, 64 mille des 110 PVVIH ont pu accéder à leur traitement.
Cette année 2019, des améliorations ont été faites permettant d’atteindre 70 mille PVVIH. Mais le bémol, le nombre peu élevé du dépistage chez les enfants. Ce qui induit un faible taux d’enfant sous traitement, seulement 34% de ceux qui devrait l’être.
La volonté manifeste des responsables de la santé, c’est d’atteindre une couverture de soin de 100% à tous les nécessiteux.
Pendant ce temps, un autre combat est mené sur le plan de la transmission de la mère à l’enfant.
Au Togo, le taux de couverture des femmes enceintes est passé de 16 % en 2010 à 80 % en 2018. Avec un tel progrès, l’on peut espérer que d’ici peu de temps le taux de couverture souhaité de 95 % pourrait être atteint. Ainsi la chaîne de transmission du virus de la mère à l’enfant sera totalement coupée.
Sur les 3725 enfants nés de mères infectées, 96% ont bénéficié de la prophylaxie antiretrovirale. Cette performance est due à la disponibilité des ARV et à l’initiation de la prophylaxie qui se fait en salle d’accouchement. Depuis 2016, le Togo offre chaque année le conseil et dépistage à plus de 400.000 personnes. La mise en œuvre du plan d’élimination du VIH de la mère à l’enfant a permis d’avoir une couverture géographique des services PTME dans plus de 72% des structures SMNI à la fin de l’année 2018 (Rapport annuel de performance du MSHP, 2019, p44).



















