aéroport, test PCR
Aéropot Général Gnassingbé Eyadéma de Lomé / Image AIGE

Depuis le 20 mars, le Togo a fermé son espace aérien pour mieux lutter contre le Covid-19. Seulement, des avions continuent d’atterrir et de décoller depuis l’aéroport international Général Gnassingbé Eyadéma de Lomé. Ce qui fait dire à l’opinion nationale que des voyageurs continuent de débarquer dans le pays.

Ces rumeurs suscitent inquiétudes et colères, quelques fois dans un contexte de crise sanitaire où le mal est importé. Face à cette situation, le directeur général de l’agence nationale de l’aviation civile (ANAC) s’est prononcé lundi sur le sujet. Au micro de la télévision nationale, profitant de l’arrivée d’un nouveau cargo Ethiopian Airlines avec du matériel médical, le colonel Gnama Latta a rassuré qu’aucun trafic régulier ne se déroule à l’aéroport.

Le DG de l’ANAC a fait observer que tout le trafic depuis le 20 mars se résume à l’arrivée et au départ des cargos transportant du matériel et des marchandises. Une recommandation de l’OMS sur laquelle s’est aligné le Togo, a-t-il précisé ; avant de déplorer que tous les appareils soient cloués au sol. Il a alors émis le vœu de voir la crise se terminer au plus vite pour la reprise des activités de l’aéroport.

Cependant, l’aéroport international Général Gnassingbé Eyadéma connaît aussi des transits. Le ministre de la sécurité, en se prononçant sur le sujet dans une émission la semaine dernière, avait déjà fait savoir qu’il peut y avoir des vols spéciaux comme l’arrivée d’une autorité ou des transits. Mais personnes ne rentrent au Togo, avait fait savoir le Général Yark Damehame, ministre de la sécurité. Une information confortée lundi par le directeur général de l’ANAC. Le colonel Gnama Latta a précisé que les passagers qui partent de l’aéroport depuis sa fermeture sont les personnes qui sont rapatriées, notamment des américains.

Mais là aussi, il y a des restrictions, a ajouté le colonel Latta. Toute personne contrôlée et présentant des signes du Covid-19 est bloquée, a précisé Gnama Latta. « Nous ne voulons pas que quelqu’un arrive dans un pays avec la maladie en disant qu’il vient du Togo », a conclu le directeur général de l’ANAC.