Un journaliste enlevé puis relâché des heures plus tard. L’information révélée dimanche 6 septembre par le journaliste en exil Ferdinand Ayité fait la préoccupation des journalistes au Togo. Mercredi, le Syndicat des journalistes indépendants (SYNJIT) est monté au créneau pour dénoncer une atteinte à la démocratie.
Le Synjit, syndicat des journalistes indépendants du Togo s’est dit indigné par « l’enlèvement du reporter de Tampa Express », alors que ce dernier couvrait les manifestations d’une fête traditionnelle à Guérin-Kouka. Comme révélé par Ferdinand Ayité, le journaliste s’est vu embarqué par des individus après l’avoir identifié comme journaliste de Tampa Express.
Le récit qu’a confirmé le journaliste victime et sa rédaction et repris par le Synjit relate que le confrère a été « menotté, les yeux bandés et violentés. » Ce dernier a été abandonné en fin de compte seul au milieu de nulle part à plus d’une cinquantaine de kilomètres du lieu de son enlèvement.
Pour le syndicat des journalistes indépendants du Togo, il s’agit « d’un acte d’une extrême gravité qui s’apparente à des méthodes de gangsters, inadmissibles dans un Etat de droit. » Selon le récit, le reporter de Tampa Express aurait été relâché parce que ses ravisseurs seraient en réalité à la recherche de son directeur de publication. Ce qui inquiète davantage le Synjit qui réclame une enquête « pour identifier et juger les auteurs et les commanditaires. »
Il y a quelques jours, deux journalistes français et leur fixeur ont été arrêtés et détenus pendant plusieurs semaines avant d’être remis en liberté par la justice. Ils ont été accusés de « fausses déclarations » pour l’obtention de leurs visas. L’incident n’avait pas fini de susciter des réactions que celle de l’enlèvement du journaliste togolais se produit.

















