Les responsables du front Togo Debout au lancement du mouvement à Lomé
Les responsables du Front Citoyen Togo Debout au lancement du mouvement à Lomé (Archives)

Le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) appelle à une manifestation le vendredi 5 octobre prochain à Lomé. Une marche organisée pour exiger la libération des détenus politiques. Mardi, le FCTD a précisé les contours de la marche dont l’itinéraire a été modifié.

A défaut de déboucher sur le Palais de justice comme annoncé, la marche qu’organise le FCTD pour la « libération des détenus politiques » devra se limiter essentiellement dans la zone de Bè. Annone faite par le 1er rapporteur du FCTB, professeur Dosseh mardi. « En toute responsabilité nous allons adopter l’itinéraire imposé par le contre-Amiral Adégnon », a-t-il déclaré en précisant que « cette itinéraire cantonne la marche dans le quartier de Bè ». Selon le professeul Dosseh, c’est une marche « pacifique et citoyenne pour dire la vérité au pouvoir togolais ».

« Nous avons des acteurs de la société civile togolaise et des citoyens togolais qui sont injustement enfermés dans les prisons du Togo depuis déjà trop longtemps. Et, en dépit des mesures d’apaisement appelés par la CEDEAO et par le peuple togolais, en dépit de la grève de la faim de l’honorable Habia, en dépit de la campagne une bougie pour la liberté,  en dépit de tous les appels venant de toute part pour que enfin, le pouvoir togolais libère ces personnes qui sont injustement enfermés, nous constatons que ce pouvoir malheureusement s’entête. Nous voulons cette semaine continuer notre action. Et le vendredi 5 octobre, nous invitons tous les togolais épris de justice à nous retrouver, nous du Front citoyen Togo Debout ; ainsi que les autres organisations de la société civile qui ont commencé à nous rejoindre pour dire que trop c’est trop ».

Depuis des mois, le Front citoyen Togo debout et d’autres organisations de défense des Droits de l’Homme demandaient la libération des prisonniers politiques notamment Eza, Kokoroko, Johnson Assiba et Foly Satchivi. En réponse le gouvernement togolais a toujours soutenu que ces personnes sont « détenus pour des délits de droit commun et non en raison de leur opinion politique ». Ce qui ne convainc pas les organisations de la société civile. De son côté, le comité de suivi des recommandations de la CEDEAO a de nouveau recommandé le 23 septembre dernier, un dialogue pouvoir-opposition sur le sujet afin de requalifié les faits reprochés aux détenus politiques dans un esprit d’apaisement.

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