La date du 24 janvier a été commémorée pour la 40è année consécutive au Togo ce vendredi. Le 24 janvier 1974, le président Togolais d’alors, feu Gnassingbé Eyadema a échoué avec son avion DC-3 à Sarakawa. Le général avait dénoncé un complot de la France.

Comme bien d’autres dates au Togo,  le 24 janvier a été commémoré ce vendredi par le pouvoir de Lomé. C’est une date qui rappelle l’accident d’avion du Général Eyadema à Sarakawa (dans le nord du Togo), le 24 janvier 1974  où trois de ses plus proches ont péri.

Accident ou attentat ? Le drame de Sarakawa s’est produit quelques jours après une décision importante prise par l’ancien président Eyadema d’augmenter le capital de son pays dans l’exploitation du phosphate, en créant l’Office Togolais des Phosphates (OTP). Une société qui venait concurrencer la Compagnie Togolaise des Mines du Bénin (CTMB) dont les capitaux sont français.

Cette décision aurait été mal vue par la métropole et a refroidi les relations entre Lomé et paris. A l’époque, Feu Gnassingbe Eyadema n’a pas hésité à rapprocher l’accident de son avion à cette décision et de conclure à un sabotage qui visait à lui ôter la vie.

Réaction immédiate, à son retour dans la capitale le 2 février, le Général Eyadema annone la nationalisation de la CTMB. S’en ont suivi plusieurs autres mesures de nationalisme. Etienne Eyadema devenait Gnassingbe Eyadema, abandonnant ainsi son nom chrétien « importé » Etienne. Les Togolais ont été aussi invités à faire autant, sous peine d’être marginalisés.

Le 24 janvier, jour de la « libération économique », célébrée 40 ans après ! Les phosphates Togolais ont-ils pu servir la cause togolaise ? De l’OTP à la SNPT (Société nouvelle des Phosphates du Togo), comment se gère ce bien précieux pour lequel le général Eyadema aurait risqué sa vie ? 40 ans après son accident, ce sont là les questions qu’il faut poser à ceux qui ont pris la relève à la tête du pays.

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