Un atelier national d’information sur la mise en place d’une base de données sur les pertes liées aux catastrophes s’est ouvert ce mardi 18 février à Lomé. Plusieurs acteurs en charge de la lutte contre les catastrophes naturelles ont pris part à la cérémonie de lancement.
Selon un rapport d’évaluation mondiale de la réduction des risques de catastrophes (GAR) de 2011, plus de 80% des pertes économiques sont dues à des catastrophes liées aux conditions météorologiques. Il urge donc de doter les pays de moyens leur permettant de rendre compte des pertes en cas de catastrophe, pour rectifier le tir. Le Togo qui n’est pas épargné par les catastrophes veut se doter d’un plan de réponse.
C’est l’esprit de cet atelier ouvert mardi à Lomé et initié conjointement par la stratégie Internationale de Réduction des risques de catastrophes (UN-ISDR) et le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Selon Damien Mama, représentant Résident Adjoint du PNUD au Togo, « le choix du Togo pour bénéficier de cette initiative au cotés de trois autres pays africains (le Niger, le Mali et le Sénégal) découle de ses progrès significatifs accomplis depuis quelques années, en matière de réduction des risques de catastrophes ».
Cet atelier d’information s’inscrit dans le cadre du lancement du projet régional de « renforcement de capacités pour accroitre les investissements publics dans le domaine de l’adaptation aux changements climatiques et de la réduction des risques de catastrophes : 2012-2015 ».
Il regroupe plusieurs acteurs des changements climatiques et de réduction des risques de catastrophes, pour deux jours. Tous les acteurs de cette lutte s’accordent à dire : « les catastrophes naturelles constituent de nos jours, un défi majeur dans le monde entier aux regards de ses impacts socio-économiques ».
Le Togo est bien exposé à plusieurs risques majeurs parmi lesquels l’érosion côtière, la haute marée, les vents violents, la pollution, les veux de végétations… « Les éléments de cette base de données nous permettront d’anticiper et de savoir gérer convenablement les problèmes du changement climatiques. Nous n’allons plus nous laisser surprendre par les évènements », a indiqué André Johnson, ministre de l’environnement et des ressources forestières du Togo.
L’atelier de ce jour marque le début d’un processus devant permettre au Togo d’institutionnaliser le système national de comptabilité de perte en cas de catastrophe, de faire une évaluation probabiliste des risques climatiques potentiels et d’intégrer la réduction des risques de catastrophes dans les investissements public.











