Crime

Neuf (9) jeunes de 16 à 19 ans sont interpellés suite au décès d’un enseignant de l’école primaire publique de  Dodomé à Lomé, a annoncé le gouvernement. Le drame intervenu le 11 janvier suscitent des réactions dans le milieu scolaire mais aussi au sein des organisations de la société civile.

Selon les premiers éléments rendus publics par le gouvernement, ces jeunes suspects seraient impliqués dans l’agression de l’enseignant. Le drame est intervenu alors que l’enseignant et le gardien de l’établissement scolaires tentaient de raisonner des jeunes venus jouer au sein de l’école en escaladant la clôture. Et pourtant, précise un communiqué officiel, les portes de l’établissement étaient ouverts.

L’enseignant décédé, des suite de blessure, a été mortellement atteint à la tête par des pierres et projectiles lancés par les jeunes fautifs. Une enquête a été immédiatement ouverte conduisant à l’interpellation des neuf jeunes présumés impliqués dans les faits.

Vives indignations 

Le Mouvement Martin Luther King s’est dit consterné et indigné. Le MMLK demande « justice pour l’enseignant tombé », invitant le gouvernement à « à poursuivre les investigations avec rigueur, impartialité et transparence, afin que toutes les responsabilités soient clairement établies et que justice soit rendue, conformément aux lois de la République. » Le Mouvement du Pasteur Edoh Komi condamne « acte abject, incivique et d’une gravité exceptionnelle, d’autant plus qu’il a coûté la vie à un enseignant, acteur essentiel de l’éducation, pilier de la transmission des valeurs républicaines et du vivre-ensemble. »

Dans une déclaration publiée mardi 13 janvier, le Collectif des Fédérations des Syndicats des Enseignants du Togo (COFESYET) a exprimé sa « vive émotion suite à l’agression mortelle dont a été victime l’enseignant MOUZOU Padokani, de l’EPP Dodomé. » Il exigent au-delà de l’enquête ouverte « un soutien moral, matériel et financier à la famille de notre collègue disparu. » Les syndicats du COFESYET ont dénoncé « un acte odieux, inacceptable et intolérable, qui porte atteinte à la dignité de la profession enseignante et à la sécurité de tous les acteurs du système éducatif. »

L’enquête annoncée par le gouvernement devrait permettre de situer l’opinion nationale.

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