L’Association Togolaise de la Presse Privée en Ligne (ATOPPEL) a condamné mercredi soir, avec fermeté, l’attentat perpétré contre les journalistes de l’hebdomadaire Charlie Hebdo. ATOPPEL, dans un communiqué a attiré l’attention sur la menace qui pèse désormais sur tous les journalistes où qu’ils soient.
Par la voix de son président Olivier Adja, ATOPPEL réitère le caractère de service public du journalisme. L’Association togolaise de la presse privée en ligne s’est insurgée contre le meurtre de journalistes qui jouissaient de leur liberté d’expression.
« S’en prendre à cette liberté, quel que soit l’endroit du monde où cela se passe, c’est s’attaquer à la grande famille de la presse. Cette attaque barbare contre Charlie Hebdo, est une attaque contre tous les journalistes du monde entier, y compris ceux du Togo », déplore l’association.
Les journalistes togolais sont particulièrement touchés par cette agression vue les périodes difficiles qu’elle se prépare à traverser avec les prochaines présidentielles, moments de tension où les menaces deviennent de plus en plus réelles. ATOPPEL tire la sonnette d’alarme et invite les autorités togolaises à travailler davantage pour la sécurité et l’intégrité physique des journalistes dans l’exercice de leur métier.
ATOPPEL lève un ton particulier contre l’extrémisme et l’obscurantisme. « Protéger la liberté de la presse contre les prophètes de la pensée unique et de l’obscurantisme est un devoir sacré qui incombe à nous tous, leaders d’opinion, responsables politiques, la société civile ; et à toute la population togolaise », martèle l’association.
Jeudi, le conseil national des patrons de presse du Togo dénonçait lui aussi un acte d’ « une rare barbarie ». Le CONAPP a appelé les journalistes « à ne pas céder aux menaces et intimidations, à se mobiliser pour défendre et préserver la liberté de presse qui est l’une des bases de la démocratie ».
Mercredi, 12 personnes dont8journalistes ont péri dans l’attaque de la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo à Paris.
Carlos TOBIAS



















