Quelles contraintes résiduelles dans le financement bancaire du secteur agricole ? Le sujet a été au cœur de la réflexion réunissant les responsables des institutions de crédit autour du ministère de l’économie et des finances mercredi. C’est la deuxième rencontre du genre depuis le début de la crise entre ces différents partenaires.
La réunion de mercredi a été dirigée par le secrétaire général du ministère de l’économie et des finances, Badanam Patoki. C’est donc lui qui a posé le débat. « En effet, les données disponibles montrent qu’en 2019 les crédits accordés au secteur agricole ont représenté 4,6% du total des prêts mis en place par les banques. C’est vraiment encourageant. Mais cela demeure très insuffisant par rapport aux besoins de financement du secteur agricole », a exposé M. Patoki.
De même sur la même période, « seulement 0,2% du total des crédits bancaires a été accordé à ce secteur ». Or, le secteur agricole emploie 38% de la population active et contribue à 23% à la richesse totale créée dans le pays. Un sous-financement que les institutions de crédits sont appelées à corriger.

Afin d’avoir une vue globale des besoins du secteur, la réunion de ce mercredi a permis d’exposer les effets de la pandémie sur le secteur. Aussi, les nouvelles orientations du gouvernement ont été exposées aux institutions financières.
A en croire la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, BCEAO représenté à la réunion par son directeur national, Kossi Ténou, le mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA) devrait permettre aux banques de gagner en confiance afin de mieux investir dans les entreprises agricoles.



















