En prélude à l’affichage des listes électorales, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) procède au nettoyage de la base de données du fichier électoral. Mercredi, la CENI a pris les médias à témoin lors de l’opération à son siège. Les professionnels des médias ont pu se faire une idée du processus. Le but de l’exercice, rassurer les populations de la fiabilité du fichier définitif.
A quelques jours de l’affichage des listes électorales provisoires, cette opération qui s’est tenue en présence des professionnels des médias, consiste à rendre transparent les données recueillies lors du recensement. Il a été aussi question d’impliquer la participation de tout un chacun pour cheminer vers un fichier électoral clair et limpide.
Depuis le 18 novembre dernier, date de fin du recensement électorale, les travaux ont déjà permis de détecter 38.308 enregistrements multiples et 33.825 mineurs inscrits. Pour ce faire, la société ZETES, prestataire pour le recensement des électeurs a mis à la disposition de la CENI plusieurs technologies pour la détection des doublons.
Dans un premier temps, il s’agissait de comparer les informations d’état civile ainsi que les adresses et coordonnés (dé-doublonnage alphanumérique) ; ensuite un système compare les empreintes digitales d’un ensemble de personnes (dé-doublonnage AFIS) ; et la dernière étape consiste à comparer de nouveau les photos et données alphanumérique avec celles de types biométriques (dé-doublonnage ABIS).
« Pendant le recensement, vous avez vu que certaines personnes ont publié sur les réseaux sociaux qu’ils avaient réussi à obtenir plusieurs cartes. Aujourd’hui ces personnes-là, nous les avons tous détectées et le code électoral voudrait qu’on élague du fichier tous les autres enregistrements et que l’on garde le plus récent ; ceci pour respecter le principe sacrosaint d’une voix, un électeur », a précisé le directeur du projet ZETES, Mwanza Kalambayi Dish’ma.
Selon Kodjona Kadanga, président de la CENI, « Ces trois technologies misent en œuvre ensemble constituent la première des quatre phases des traitements des doublons. Dans une seconde phase, des opérateurs humains confirment ou infirment les propositions de doublons présentée par les machines. »
En ce qui concerne la troisième phase, elle se déroule en période de traitement administratif des contentieux. Les commissaires des CELI et de la CENI prendront les décisions concernant les présumés doublons conformément aux textes en vigueur. La dernière et quatrième étape consistera à appliquer les décisions prisent par les commissaires dans la période de contentieux qui commence le 1er décembre 2018.
Le président Kodjona Kadanga a d’ailleurs invité les citoyens à saisir les CELI dans un délai de 48 heures après l’affichage des listes électorales provisoires pour d’éventuels recours. Par ailleurs « ceux qui tomberaient sous le coup de la loi par des irrégularités avérées et consciemment orchestrées, feront l’objet de poursuites judiciaires », a-t-il rappelé.


















