L’avocat togolais Jean Yaovi Dégli a tenu une conférence de presse, mardi 15 juillet 2014 à Lomé. Quelques jours après la décision d’un tribunal correctionnel de Paris le blanchissant dans l’affaire d’escroquerie qui l’a vu partir du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), Me Dégli a voulu porter l’information à l’intention des médias. L’affaire avait fait grand bruit dans la presse tant nationale qu’internationale.
«Je suis déchargé d’un lourd fardeau », Me. Jean Yaovi Dégli
Le 3 juin 2014 en France, Me. Jean Yaovi Dégli sortait blanchi de la supposée affaire d’escroquerie qui a sali son image durant dix ans et qui l’opposait au Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR). L’avocat y a été radié depuis, pour « avoir employé une fausse avocate –madame Sylvia Olympio – devant cette cour et pour avoir détourné 300 000 dollars US sur les 380.000 versées à sa collaboratrice », selon les accusations portées contre lui.
En réalité, il a été piégé, alors qu’il cherchait une assistante juridique. C’est à ce titre qu’il a fait intégrer celle qui sera retournée contre lui, Mme Olympio au TPIR
L’avocat togolais a porté la décision du tribunal le blanchissant devant la presse ce mardi 15 juillet 2014 au cabinet d’avocats Martial Akakpo à Lomé. Si l’ensemble de ses détracteurs sont pour l’instant libres, la pièce maîtresse de la cabale, Madame Sylvia Olympio a, elle, écopé de trois ans de prison et cinq années d’interdiction d’exercice de la profession d’avocat.
Pour Me. Dégli, c’est une victoire dans une affaire traumatisante qui, en réalité, n’était que la somme d’acharnements de certains employés du TPIR contre sa personne.
Le greffe du tribunal qui voulait la peau de Me Dégli, de même que certains employés du tribunal, s’est servi d’une de ses compatriotes se faisant passer pour avocate, Mme Sylvia Olympio, et a réussi à l’accuser d’avoir embaucher une fausse avocate, et d’avoir détourner 300.000 dollars sur les 380. 000 d’honoraires payés à cette dernière. L’affaire a pris, et avait emballé l’opinion internationale pour laquelle, Me. Dégli est jusque là resté un avocat « malhonnête » et radié d’un tribunal international.
Les détracteurs de l’avocat togolais ont su jouer sur leurs relations à Arusha, à Paris et même à Lomé pour le noyer. Mais le tribunal correctionnel de Paris a démonté le tissu de mensonges et de cabale ce 3 juin 2014. Les preuves et documents y afférents ont été présentés à la Presse, lors de la conférence de Presse de ce mardi. La faussaire elle, a su déjouer toutes les attentions par sa subtilité et misant sur ses expériences de juriste dans plusieurs cabinets d’avocats en France. Elle réussissait d’ailleurs à entrer au tribunal de Paris avec une carte d’avocate. Difficile de la soupçonner dans ces conditions , a expliqué Me. Dégli qui, a aussi rappelé que l’intéressée l’avait même déjà défendu dans un dossier l’opposant à un opérateur de téléphonie en France. Mais le bleuf sera découvert lors d’une affaire mal gérée par l’avocate autoproclamée, en 2003.
« Dès lors que cette affaire a été largement brocardé dans mon pays par les médias officiels et d’autres médias, il était indispensable, que, ne serait-ce que sous forme de droit de réponse, j’apporte à la connaissance du monde et des togolais, ce qui a été finalement décidé, le fait que j’ai été blanchi dans cette affaire et innocenté définitivement », a souligné avec satisfaction Me. Jean Dégli.
On note alors de cette affaire que Me. Dégli a été victime d’un piège au TPIR où sa compétence et son sens de franchise ont vite dérangé certains employés. Il n’aura jamais engagé Mme Olympio comme avocate au TPIR, au prime abord. Cette proposition ne viendra que plus tard et par des gymnastiques du greffe devenu entre temps amant de la marionnette. Ce dernier, contrairement aux dispositions en ce sens, ne l’aura d’ailleurs jamais notifié au barreau de Paris dont devrait relever la concernée si elle était réellement avocate. Monsieur Adama Dieng a donc amené Me. Dégli à collaborer avec une faussaire, et s’en est servi ensuite pour l’accabler, alors même que la fausse identité de Mme Olympio a été découverte et signalée au TPIR par Me Dégli. Comment alors pouvait-il être fautif et se dénoncer de la sorte, s’était déjà demandé son avocat, lors de l’audience de Paris le 3 juin dernier.
Me Dégli, « déchargé d’un lourd fardeau », attend le conseil de ses avocats pour décider de ce qui sera fait comme action devants les Nations-Unies.
Photo : Me Dégli, s’adressant à la Presse, preuves à la main, mardi 15 juillet 2014 à Lomé
Carlos TOBIAS














