Surprise !  Les Togolais se sont réveillés ce jeudi 16 janvier 2014 avec une hausse des prix des produits pétroliers à la pompe.  La décision a été rendue publique tard dans la nuit mercredi par le gouvernement. Ni l’ATC, ni la commission de la vie chère ne seraient avisées.

Carburant copie okC’est une augmentation qui fait grincer les dents. Les produits pétroliers à la pompe ont connu une augmentation à la pompe. « Le gouvernement Togolais, à qui les populations demandait plus d’efforts pour l’amélioration des conditions sociales vient de poignarder les Togolais de dos », nous lance, avec colère un consommateur abordé pour une interview dans une station, tôt ce matin à Agoè.

A la pompe, le super est vendu depuis ce jeudi à 655 contre 595, le Gasoil à 679  contre 629 ; le Gaz butane 12 kg est à 6500 contre 5500 et celui de 6 kg est vendu à 3150 contre 2640. Le mélange 2 temps passe à 745.

Joint par téléphone,  le secrétaire général de l’association Togolais des Consommateurs ATC se dit indigner de la méthode. Pour Agouta Aladjou, le gouvernement n’a pas préparé la psychologie des togolais. La commission nationale sur la vie chère où siège l’ATC n’a pas été mis au courant, déplore l’ATC. D’ailleurs cette commission, depuis sa création en 2009, ne se réunit plus, a ajouté Monsieur Agouta, avant de souligner « c’est un manquement de l’Etat ».

Pour les consommateurs togolais, c’est une mauvaise nouvelle. « Ils sont malins. Après avoir crier qu’ils vont répondre aux revendications sociales, ils augmentent le carburant, oubliant que nous ne sommes pas tous des fonctionnaires de l’Etat », nous confirme Moussa, un commerçant dans une station à Agoè (banlieue nord de Lomé). Un autre jeune, visiblement un étudient nous refoule lorque nous l’abordons, « je suis déjà énervé donc s’il vous plait », nous a-t-il lancé.

Après cette hausse, on pourrait juste craindre l’effet domino ; l’augmentation des transports, des produits de premières nécessités et autres… et même un recours aux produits pétroliers frelatés jusque là combattus par le gouvernement. Dans un pays où les salaires ont du mal à bouger, la pilule est dure  à avaler.

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