La 64è session des Chefs d’Etat et de gouvernement tenue à Abudja au Nigéria dimanche a mis en place une Comité des Chefs d’Etat pour la résolution de la crise nigérienne. Le président togolais Faure Gnassingbé qui a reçu deux jours plus tôt à Lomé le chef de la junte du Niger fait partie du comité mis en place par la CEDEAO.

Faure Gnassingbé, président du Togo, Julius Maada Bio, de Sierra Leone, et des représentants du président du Nigeria et du Bénin composent le comité mis en place par la CEDEAO dimanche 10 décembre à Abuja. Leur mission, « engager le dialogue avec le CNSP et les autres parties prenantes nigériennes, en vue de convenir d’une feuille de route pour une transition de courte durée, de mettre en place des organes de transition, et de faciliter la création d’un mécanisme de suivi et évaluation de la transition, en vue du rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel », décrit la CEDEAO.

La Conférence des Chefs d’Etat de la CEDEAO a réitéré son appel à la libération immédiate du Président déchu, Mohamed Bazoum et de ses collaborateurs toujours détenus par le Conseil national pour la Sauvegarde de la patrie, CSP. Un maintien en détention déploré par les Chefs d’Etat de la CEDEAO.

Selon l’organisation sous-régionale, l’allègement des sanctions prises contre le Niger en juillet et août dernier sera fonction de la mise en application des conclusions des discussions avec le nouveau Comité des Chefs d’Etat.